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Des consequences dramatiques de l’incapacité de la justice a gérer le conflit parental post divorce

La procédure qui a opposé les parents dans l’affaire que je vais vous relater date de plusieurs années.

Au centre un garçon et une fille ballottés, déchirés le tout se passant dans un milieu socioprofessionnel particulièrement favorisé.

Malgré les exactions de la mère bloquant quasi systématiquement l’exercice du droit de visite et d’hébergement du père essayant de l’entraver par tous les moyens mis à sa disposition, aucune des plaintes déposées, aucune des procédures ne devaient aboutir à un résultat permettant non pas des condamnations pénales mais au moins un rappel sérieux à la Loi mettant en demeure la mère de respecter les décisions de justice prises.

Au fur et à mesure des années les enfants ont grandi et ont été happés par un syndrome d’aliénation parentale bien légitime en la matière qui les a conduit à tenir à leur père des propos inacceptables.

Celui-ci qui s’est remarié et a deux enfants est allé jusqu’au bout de ses forces.

Voyant que le système judiciaire ne l’aidait pas et, sur mes conseils il a décidé d’abandonner toute procédure estimant que, son équilibre et le bonheur de sa nouvelle famille était en jeu.

Vous aurez évidemment compris que le but de la mère était effectivement de déstabiliser et de déstructurer son ex-mari afin de faire exploser la nouvelle cellule familiale qu’il avait constitué et ce au travers de ses deux aînés auxquels il tenait plus que tout.

Il a donc fait savoir au Juge aux Affaires Familiales ainsi qu’au Procureur de la République qu’il cessait tout intervention devant le Tribunal alors même que des procédures sont en cours.

Il m’a fait parvenir la correspondance qu’il a envoyée à ses enfants et m’a autorisé à la publier.

Elle est déchirante et transpire l’amour qu’il a pour se aînés et marque son désespoir alors qu’il occupe un poste à très haute responsabilité.

J’apprécierais que ceux et celles qui vont lire cette lettre se manifestent afin de soutenir ce père exemplaire, en voici le texte :

» Les enfants, j’ai bien reçu vos derniers Emails que j’ai lu avec une infinie tristesse et incompréhension.

Ils m’ont conduit à prendre la décision d’arrêter tout combat judiciaire contre votre mère et à retirer mes plaintes.

C’est très simple, en fait : si vous ne voulez plus me voir, je respecte avec douleur votre décision même si j’ose espérer qu’elle ne vient pas de vous.

Depuis près de 15 ans, je me bats pour être proche de vous et pour essayer de remplir mon rôle de papa.

Je n’ai jamais rien fait d’autre que d’essayer de vous voir, d’avoir de vos nouvelles et de participer à votre vie.

J’ai certainement été maladroit et fait des erreurs mais cela a toujours été dans le but d’être proche de vous.

J’ai quitté votre mère mais jamais je n’ai quitté mes enfants que j’aime plus que tout.

Mon vœu le plus cher et le plus intense a toujours été de pouvoir être votre papa.

Mais comment cela est-il possible quand vous avez été amenés à des centaines de kilomètres (…)

Chaque jour sans vous est une souffrance profonde et intolérable.

Je l’ai accepté car, j’ai toujours pensé que vous alliez bien. Vous aviez l’air équilibrés, heureux, vous travailliez remarquablement bien à l’école, j’en ai toujours été super fier, vous êtes doués pour le sport, vous êtes magnifiques.

Je l’ai accepté parce que j’ai toujours été persuadé qu’en grandissant vous réaliseriez la réalité et que nous resterions proches. J’ai accepté les mensonges, les menaces. J’ai accepté les refus systématiques de tout ce qui aurait pu nous faire passer un peu plus de temps ensemble ou nous rapprocher, les calculs à la minute près pour venir vous chercher et éviter que vous ne restiez une minute de plus avec moi.

J’ai accepté les insultes. J’ai accepté de payer les billets d’avion pour rien puisqu’on refusait de vous amener à l’aéroport juste pour m’obliger à faire le voyage.

J’ai accepté les larmes de Juliette qui ne voulait pas repartir le dimanche soir.

J’ai accepté vos pleurs quand vous disiez que votre mère dormait avec une dame.

J’ai accepté l’interdiction de vous téléphoner sauf le jeudi soir où cela était toléré quand on daignait prendre mon appel.

J’ai accepté de faire 5 heures de voiture pour voir Juliette danser et Michel combattre 10 minutes.

J’ai accepté la négation totale de mon rôle de père pour toutes les décisions concernant votre vie.

J’ai accepté de devoir contacter directement les écoles, les professeurs, les CPE, les médecins, pour avoir des infos.

J’ai accepté les mensonges et les calomnies de la part d’avocats pour qui le terme déontologie était comme le fair-play pour les anglais au rugby, uniquement applicable aux autres.

J’ai accepté les Juges totalement inintéressés par notre cas et incapables de décider dans votre intérêt sauf l’un d’entre eux qui après une audience courageuse et intelligente a changé de profession et n’a pas traité les derniers dossiers.

J’ai tout accepté car je pensais qu’en grandissant vous prendriez le relais et renforceriez nos liens.

En attendant ma vie a toujours été gérée en pensant à vous et à notre futur et en essayant de nous organiser au mieux pour vous rendre heureux.

J’ai sacrifié certaines de mes promotions que j’ai retardées pour pouvoir avoir plus temps avec vous.

Le temps que nous passions ensemble était précieux et magique. J’avais l’impression de ne vivre pleinement que lorsque nous étions tous ensemble. Je rêvais en permanence des prochaines vacances où nous pourrions enfin avoir du temps ensemble.

Même sans faire des choses extraordinaires, mon but ultime était simplement d’être avec vous et pouvoir être votre père et vous entendre et vous serrez contre moi. Mais c’était malheureusement trop rare et trop peu et, de toute façon j’avais été soigneusement écarté de votre quotidien.

J’étais au mieux un banquier et un directeur d’un club de vacances.

Or, loin de s’améliorer, les choses n’ont fait qu’empirer et il devenu encore plus compliqué de se voir.

C’est pourquoi l’année dernière j’ai porté plainte contre votre mère car, je ne voyais pas d’autre solution pour que tout cela s’arrange.

En effet même si vous ne parvenez toujours pas à réaliser la vérité et la réalité comme je l’ai espéré, même si j’ai été maladroit, tout était toujours fait par amour et dans le but de vous rendre heureux et d’essayer d’être proche de vous.

Malheureusement, votre réaction a été à l’opposé et, vous ne voulez plus me voir. Donc, quel est l’intérêt de continuer ?

Je sais bien évidemment que vous souffrez vous aussi de cette situation alors, je stoppe tout.

De tout façon la résistance humaine a des limites, même si les miennes ont été longues à atteindre.

Je suis épuisé, vidé, déçu et choqué par toutes ces années d’injustice, de combat et de souffrance pour pouvoir simplement vous aimer et remplir mon rôle de papa.

Je n’en peux plus que tout soit systématiquement travesti, que je sois systématiquement le méchant, que j’ai toujours le mauvais rôle et surtout que vous ne réalisiez rien.

Un auteur qui défend les enfants a écrit « l’égalité parentale c’est le droit des enfants à leurs parents et non l’inverse ».

Ce droit vous a toujours été refusé. Maintenant, c’est moi qui suis à bout. Le rêve de votre mère va enfin se réaliser que vous ayez un père qui paie tous les mois mais surtout qui soit totalement écarté de votre vie et n’interfère plus.

Notre maison et nos cœurs vous resteront toujours ouverts comme ils l’ont toujours été mais je ne viendrai plus tenter de vous chercher et ne m’occuperai plus de rien.

Vous grandissez alors, quand vous le voudrez, si vous le voulez, vous choisirez de me parler à nouveau et de venir.

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cette décision me fait souffrir et me rend malheureux mais, je suis détruit, je vous aime plus que tout mais je ne peux vous forcer à m’aimer.

papa »

Cet homme que je connais depuis longtemps et que j’estime beaucoup n’est pas monté sur une grue et n’a pas organisé de manifestation publique.

En revanche, en m’autorisant à publier cette correspondance sur mes chroniques ce que je considère comme un honneur, il exprime avec lucidité, tristesse et désespoir ce qu’une quantité de plus en plus importante de pères ressentent.

Il est temps de réagir et de forcer nos gouvernants à traiter le droit de la famille avec toute l’importance qu’il mérite ????????? La réussite est entre les mains de ceux qui liront cette lettre et qui concernés par le problème finiront par constituer des lobbys non violents en utilisant l’arme absolue que personne ne pense à utiliser et qui est portant d’une efficacité redoutable : le vote.

N’hésitez surtout pas à faire passer cette chronique à vos élus en les invitant à s’abonner à ma newsletter.

Cela leur permettra peut-être d’atterrir un petit peu et de prendre conscience des drames qui se jouent quotidiennement dans les Tribunaux de Grande Instance français.

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